{"id":2524,"date":"2024-03-31T19:15:58","date_gmt":"2024-03-31T17:15:58","guid":{"rendered":"http:\/\/alexianeriou.fr\/?p=2524"},"modified":"2024-09-05T12:03:23","modified_gmt":"2024-09-05T10:03:23","slug":"lart-de-greuze-dans-les-portraits-de-jeunes-filles","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/alexianeriou.fr\/?p=2524","title":{"rendered":"L\u2019Art de Greuze dans les portraits de jeunes filles. Greuze cinqui\u00e8me partie"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-justify\">Quand on dit &#8220;un Greuze&#8221;, on imagine tout de suite, peut-on lire dans un article publi\u00e9 sous la direction d\u2019Henri Roujon, Secr\u00e9taire perp\u00e9tuel de l\u2019Acad\u00e9mie des Beaux-arts \u00e0 la fin du XIX\u00e8me si\u00e8cle, \u00ab&nbsp;une toile de coloration fra\u00eeche et s\u00e9duisante, des t\u00eates de jeunesse et de charme, une peau douce, des regards clairs, voluptueux, des chevelures blondes, des l\u00e8vres purpurines.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Pouvons-nous encore de nos jours regarder de la m\u00eame mani\u00e8re les portraits fleur bleue de Greuze?<\/p>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\">La cruche cass\u00e9e, tableau embl\u00e9matique de l&#8217;art de Greuze<\/h6>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">M\u00eame si l\u2019on conna\u00eet peu l\u2019\u0153uvre de Jean-Baptiste Greuze, on conna\u00eet ce tableau l\u00e9gendaire. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Alors m\u00eame qu\u2019il \u00e9tait peu introduit \u00e0 la Cour de Versailles et n\u2019\u00e9tait pas un favori de la marquise du Barry, Greuze r\u00e9pondit, en 1771, \u00e0 une commande de celle-ci, peut-\u00eatre destin\u00e9e \u00e0 orner ses appartements priv\u00e9s au ch\u00e2teau de Louveciennes. La toile y sera en effet retrouv\u00e9e \u00e0 la R\u00e9volution.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\"><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"518\" height=\"607\" data-id=\"2616\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/La-cruche-cassee-1.webp?resize=518%2C607\" alt=\"\" class=\"wp-image-2616\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/La-cruche-cassee-1.webp?w=518 518w, https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/La-cruche-cassee-1.webp?resize=256%2C300 256w\" sizes=\"(max-width: 518px) 100vw, 518px\" \/><\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\"><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">Jean-Baptiste Greuze, La cruche cass\u00e9e, 1771, mus\u00e9 du Louvre, Paris<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Greuze choisit pour sujet une figure juv\u00e9nile, pour nous infantile, mais \u00e0 l\u2018\u00e9poque cette jeune fille \u00e9tait regard\u00e9e comme nubile.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Le visage est doux, les joues rosies, la coiffure soign\u00e9e et d\u00e9licate. La jeune fille tient serr\u00e9 dans ses mains un bouquet de fleurs. Une cruche fendue, symbole de faille, d\u2019accroc, d\u2019incertitude, de regrets ou de remords, est pendue \u00e0 son bras. Le d\u00e9cor, signifiant, t\u00e9moigne d\u2019une \u00e2me r\u00eaveuse, inqui\u00e8te et myst\u00e9rieuse.<\/p>\n\n\n\n<p>La toile est mi\u00e8vre. On l\u2019imagine reproduite \u00e0 l\u2019infini sur les plats en fa\u00efence de nos arri\u00e8re-grands-m\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais elle est dessin\u00e9e avec pr\u00e9cision et remarquablement ex\u00e9cut\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Dans une lettre \u00e0 un ami, Madame Roland raconte sa visite chez Greuze, au moment o\u00f9 le peintre achevait ce tableau, \u00ab&nbsp;A y regarder de plus pr\u00e8s, la jeune fille n\u2019est pas si innocente que \u00e7a, sa candeur est un peu exag\u00e9r\u00e9e : sa tenue est d\u00e9braill\u00e9e, et les roses qu\u2019elle tient dans ses mains sont rassembl\u00e9es au niveau de ses hanches, tandis qu\u2019elle fixe le spectateur d&#8217;un regard un peu h\u00e9sitant. De l\u00e0 \u00e0 imaginer que cette cruche cass\u00e9e symbolise sa virginit\u00e9 perdue\u2026 \u00bb. Personne n\u2019\u00e9tait dupe. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Au reste, la litt\u00e9rature, disons l\u00e9g\u00e8re, de l\u2019\u00e9poque multipliait les allusions sur les oiseaux morts et les cruches cass\u00e9es si bien que les all\u00e9gories \u00e9taient totalement transparentes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Les Goncourt d\u00e9nonc\u00e8rent d&#8217;ailleurs l\u2019\u00e9quivoque que repr\u00e9sente ce tableau&nbsp;\u00ab&nbsp;Greuze change en provocation la simplicit\u00e9 et le n\u00e9glig\u00e9 de la jeune fille, ce qui flatte les app\u00e9tits us\u00e9s de son si\u00e8cle. Et contrairement \u00e0 Fragonard il n\u2019y a jamais d\u2019ironie dans ses \u0153uvres.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">L\u2019usage du blanc est une vision picturale de l\u2019artiste. Blanc baroque d\u2019abord par un semblant de d\u00e9sordre, dans l\u2019agencement de la robe blanche particuli\u00e8rement d\u00e9corative, mais un blanc qui annonce aussi le romantisme avec ses nuances de rose et de gris. <\/p>\n\n\n\n<p>Ce tableau a probablement touch\u00e9 le c\u0153ur de Madame Du Barry.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Elle avait une fille, qu\u2019elle avait eue d\u2019Arnaud de Laporte, intendant g\u00e9n\u00e9ral de la marine et Conseiller d\u2019Etat, Mlle Betzy, peinte \u00e0 \u2018l\u2019\u00e2ge de huit ans, en 1770, par Fran\u00e7ois Hubert Drouais.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"337\" height=\"600\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Drouais.jpg?resize=337%2C600\" alt=\"\" class=\"wp-image-2553\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Drouais.jpg?w=337 337w, https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Drouais.jpg?resize=169%2C300 169w\" sizes=\"(max-width: 337px) 100vw, 337px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Ce peintre l&#8217;a repr\u00e9sent\u00e9e de fa\u00e7on conventionnelle. Le mod\u00e8le est engonc\u00e9, fade et appr\u00eat\u00e9, comme une enfant qui singe \u00e0 8 ans les femmes de la Cour. Et qu\u2019apportent sur le plan pictural ces m\u00e9daillons&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Alors on peut imaginer que Madame du Barry ait pu exprimer le d\u00e9sir d\u2019avoir un meilleur tableau repr\u00e9sentant une jeune fille, m\u00eame si ce n\u2019est pas sa propre fille. Le tableau peint par Greuze a re\u00e7u un superbe accueil lors de sa pr\u00e9sentation, et le succ\u00e8s de ce tableau a \u00e9t\u00e9 durable, bien qu\u2019il ne soit pas dans le ton des portraits de cour.&nbsp; Il \u00e9tait dans l\u2019air du temps cependant.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"540\" height=\"589\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/fete-a-Louveciennes-Moreau-4.jpg?resize=540%2C589\" alt=\"\" class=\"wp-image-2619\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/fete-a-Louveciennes-Moreau-4.jpg?w=540 540w, https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/fete-a-Louveciennes-Moreau-4.jpg?resize=275%2C300 275w\" sizes=\"(max-width: 540px) 100vw, 540px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Jean Michel Moreau le jeune, <em>Festin donn\u00e9 \u00e0 Louveciennes chez  Madame  du Barry en pr\u00e9sence du Roi, le 2 septembre 1771, \u00e0 l&#8217;occasion de l&#8217;inauguration du Pavillon de musique construit par Ledoux<\/em> . Encre,lavis et aquartelle. Paris,mus\u00e9e du Louvre, d\u00e9partement des Arts graphiques<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Et, de son c\u00f4t\u00e9, Th\u00e9ophile Gautier \u00e9crivit&nbsp;:&nbsp;\u00ab Quand il peint une innocence, il a toujours soin d\u2019ouvrir la gaze et de laisser entrevoir une rondeur de gorge naissante&nbsp;; la cruche cass\u00e9e est le mod\u00e8le du genre, la t\u00eate a encore la candeur de l\u2019enfance, mais le fichu est d\u00e9rang\u00e9.&nbsp;\u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Et du point de vue de la technique picturale, jamais il n\u2019emp\u00e2te ses gazes ni ses dentelles.<\/p>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les caract\u00e9ristiques du portrait de jeune fille chez Greuze<\/strong><\/h6>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Greuze allie l\u2019\u00e9clat de la chair f\u00e9minine \u00e0 celui des \u00e9toffes qui la couvrent, mais pas au-del\u00e0 de ce que la stricte d\u00e9cence exige. Il fait r\u00e9sonner la candeur d\u2019un satin \u00e0 celle de son mod\u00e8le. Avec virtuosit\u00e9 il reproduit, en usant de glacis, les reflets mouvants de la lumi\u00e8re sur les plis d\u2019une soie, il joue de la transparence du linon.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Greuze aime les linges blancs, mais il peut les \u00e9paissir en gris pour jouer davantage sur les ombres. Il \u00e9tiole les couleurs des accessoires pour ne pas briser les nuances d\u00e9licates de ses portraits. Son pinceau est voluptueux.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\"><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"520\" height=\"640\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/La-laitiere.jpg?resize=520%2C640\" alt=\"\" class=\"wp-image-2560\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/La-laitiere.jpg?w=520 520w, https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/La-laitiere.jpg?resize=244%2C300 244w\" sizes=\"(max-width: 520px) 100vw, 520px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Jean-Baptiste Greuze, <em>La laiti\u00e8re<\/em>,&nbsp; date incertaine, Hauteur : 1,06 m ; Hauteur avec accessoire : 1,35 m ; Largeur : 0,86 m ; Largeur avec accessoire : 1,15 m, mus\u00e9e du Louvre Paris<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Anne Gabrielle Babuty, que Greuze \u00e9pousa en 1759, servit de mod\u00e8le pour cette \u0153uvre. On en connait une esquisse au mus\u00e9e Magnin \u00e0 Dijon. D\u2019une gr\u00e2ce charmante, d\u2019une coquetterie pench\u00e9e, les chairs roses sont dans l\u2019harmonie de blancheurs. Tableau ovale, femme \u00e0 mi genoux prenant appui sur le cou d&#8217;une mule dont on ne voit que la t\u00eate et un bout de la corbeille qu&#8217;elle porte. Chemise \u00e0 manches ballon, tablier blanc sur jupe rouge. Coiffe \u00e0 voilette blanche.<\/p>\n\n\n\n<p>Certains critiques ont regrett\u00e9 un coloris parfois un peu trop gris. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\"><\/p>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\"><strong>Greuze, pr\u00e9curseur&nbsp;: Les deux s\u0153urs<\/strong><\/h6>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"478\" height=\"599\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Jean-Baptiste_Greuze_-_Les_Deux_Soeurs_or_The_Two_Sisters1.jpg?resize=478%2C599\" alt=\"\" class=\"wp-image-2572\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Jean-Baptiste_Greuze_-_Les_Deux_Soeurs_or_The_Two_Sisters1.jpg?w=478 478w, https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Jean-Baptiste_Greuze_-_Les_Deux_Soeurs_or_The_Two_Sisters1.jpg?resize=239%2C300 239w\" sizes=\"(max-width: 478px) 100vw, 478px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Jean-Baptiste Greuze, <em>Les Deux S\u0153urs<\/em>,<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">S&#8217;il lui manque le charme de ses autres tableaux de jeunes filles, cette \u0153uvre vaut par la douceur harmonieuse du coloris avec une d\u00e9licatesse de la coloration grise ou rose, des figures gracieuses, des gestes attrayants. La disposition des foulards et des draperies est bien greuzienne. Et ce tableau pr\u00e9figure l\u2019art pictural du si\u00e8cle suivant, le symbolisme, le pr\u00e9rapha\u00e9lisme par exemple.<\/p>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les  repr\u00e9sentations de jeunes filles ne seraient-elles rien d&#8217;autre qu&#8217;un art insipide au charme d\u00e9pass\u00e9?<\/strong><\/h6>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">C\u2019est au spectateur de le dire, avec son regard moderne. Il peut, en tant que spectateur cultiv\u00e9, les regarder en se replongeant dans l\u2019univers du XVIII\u00e8me, ou les voir seulement&nbsp;avec sa sensibilit\u00e9 et son exp\u00e9rience d\u2019homme ou de femme actuels.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"761\" height=\"429\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Reverie-1.jpg?resize=761%2C429\" alt=\"\" class=\"wp-image-2579\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Reverie-1.jpg?w=761 761w, https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Reverie-1.jpg?resize=300%2C169 300w\" sizes=\"(max-width: 761px) 100vw, 761px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Jean-Baptiste Greuze, &nbsp;<em>R\u00eaverie<\/em>, huile sur toile, 61,5&nbsp;x&nbsp;52&nbsp;cm<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Dans le catalogue de la vente du comte Daupias en 1892, o\u00f9 la R\u00eaverie est reproduite, l\u2019auteur de la pr\u00e9face mentionne: \u00ab&nbsp;Un ruban bleu passe en ses cheveux presque blonds&nbsp; : Sa joue est ros\u00e9e et son oreille tenue.&nbsp; Sa bouche a d\u00fb tenter souvent les papillons ;&nbsp;Ses yeux sont le miroir de son \u00e2me ing\u00e9nue.&nbsp; Sa robe est bleue ; mais comme elle se croit&nbsp;seule, en sa chambre o\u00f9 nul, au matin, ne p\u00e9n\u00e8tre,&nbsp; elle a d\u00e9livr\u00e9 du corsage son sein droit; Ce beau sein virginal que ses seize ans font\u2026&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Les Goncourt, alors que Greuze \u00e9tait tomb\u00e9 dans l\u2019oubli et que son art \u00e9tait regard\u00e9 comme d\u00e9suet, ennuyeux, surann\u00e9, et ses portraits minaudiers, \u00e9crivent&nbsp;qu\u2019au contraire ce sont ses portraits de jeunes filles qui le sauvent :&nbsp;\u00ab&nbsp;Le charme de Greuze, sa vocation, son originalit\u00e9, sa force appara\u00eet l\u00e0, et ne se montre que l\u00e0. Elles seules rach\u00e8tent toutes les faiblesses, toutes les fausset\u00e9s, et toutes les mis\u00e8res de couleur, si visibles dans les grands tableaux de Greuze, o\u00f9 l\u2019on ne voit que des blancs baveux, la gamme g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 la fois sourde et grise, le d\u00e9layage des tons violets et gorge de pigeon, l\u2019ind\u00e9cision des rouges, la salet\u00e9 des bleus, la mollesse et le barbotage des fonds, l\u2019\u00e9paisseur des ombres.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"850\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/image.png?resize=850%2C1024\" alt=\"\" class=\"wp-image-2584\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/image.png?resize=850%2C1024 850w, https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/image.png?resize=249%2C300 249w, https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/image.png?resize=768%2C925 768w, https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/image.png?w=945 945w\" sizes=\"(max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Le succ\u00e8s en a fait des images d\u2019Epinal. Mais dans le genre jeune fille au regard vaporeux un peu accrocheur Greuze s&#8217;est montr\u00e9 \u00e0 la hauteur de sa r\u00e9putation. C\u2019est d\u2019ailleurs moins un style pr\u00e9romantique qu\u2019un style rococo, marqu\u00e9 par les perles qui se lib\u00e8rent du bandeau de t\u00eate pour venir dans le cou de la jeune fille et par l&#8217;ampleur de la tunique blanche aux nombreux plis traduisant un d\u00e9sordre, que l\u2019on peut supposer d\u2019ordre amoureux. La peinture se lib\u00e8re et la jeune fille aussi.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est bien diff\u00e9rent du tableau encalmin\u00e9 dans le style flamand du peintre Philippe Mercier&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"783\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Mercier-portrait.jpg?resize=783%2C1024\" alt=\"\" class=\"wp-image-2589\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Mercier-portrait.jpg?resize=783%2C1024 783w, https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Mercier-portrait.jpg?resize=229%2C300 229w, https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Mercier-portrait.jpg?resize=768%2C1004 768w, https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Mercier-portrait.jpg?resize=1175%2C1536 1175w, https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Mercier-portrait.jpg?w=1566 1566w\" sizes=\"(max-width: 783px) 100vw, 783px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">A Girl Holding a Cat, by Philippe Mercier, 1750. Oil on canvas.  . (Photo by National Galleries Of Scotland\/Getty Images)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Le chat ressemble \u00e0 une belette. Le blanc n\u2019a plus sa place. La jeune fille au visage chafoin se veut plus effront\u00e9e que malicieuse. Le charme op\u00e8re peu.<\/p>\n\n\n\n<p>Compar\u00e9 \u00e0 d\u2019autres portraituristes de jeunes filles du XVIII\u00e8me si\u00e8cle, Greuze est loin de d\u00e9m\u00e9riter. Il suffit simplement de poser son regard par exemple sur les tableaus reproduits ci-dessous.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Inlassablement, Greuze peindra des portraits de jeunes filles<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Greuze continue \u00e0 les peindre comme des jeunes filles \u00e0 qui l\u2019on donnerait le \u00ab&nbsp;bon dieu sans confession&nbsp;\u00bb, comme on disait \u00e0 l\u2019\u00e9poque,&nbsp;mais dans des poses alanguies de femmes&nbsp;; il renverse leur t\u00eate et veille \u00e0 ce que leur longue tunique ne les v\u00eat pas trop.  Sensualit\u00e9 y es-tu?<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"710\" height=\"1000\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/pigeons.jpg?resize=710%2C1000\" alt=\"\" class=\"wp-image-2597\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/pigeons.jpg?w=710 710w, https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/pigeons.jpg?resize=213%2C300 213w\" sizes=\"(max-width: 710px) 100vw, 710px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Jean-Baptiste Greuze, <em>Les deux pigeons<\/em>,<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"350\" height=\"414\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Jeune-fille-pleurant-son-oiseau-mort-1.webp?resize=350%2C414\" alt=\"\" class=\"wp-image-2627\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Jeune-fille-pleurant-son-oiseau-mort-1.webp?w=350 350w, https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Jeune-fille-pleurant-son-oiseau-mort-1.webp?resize=254%2C300 254w\" sizes=\"(max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Jean-Baptiste Greuze, <em>L\u2019oiseau mort<\/em>, 1765, huile sur toile, 52 x 45 cm, National Gallery of Scotland, Edimbourg<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Des yeux baiss\u00e9s o\u00f9 sous les cils perlent des larmes, une bouche avec cette moue de chagrin, les gestes d\u00e9licats des mains, le laisser aller du v\u00eatement\u00a0; On peut y trouver une candeur et un charme facile.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">On est loin des personnages vertueux. La tunique est \u00e9chancr\u00e9e, la larme r\u00eaveuse. Greuze propose des toiles ambigu\u00ebs dont le niveau de lecture diff\u00e8re selon l&#8217;interpr\u00e9tation de celui qui les regarde. On l&#8217;a dit, on conna\u00eet l\u2019all\u00e9gorie de l\u2019oiseau dans l\u2019\u00e9ducation des jeunes filles. On lib\u00e8re l\u2019oiseau mais celui-ci reste retenu par un fil \u00e0 la patte. Les m\u00e9taphores sont alors ais\u00e9es. La jeune fille, son chant est beau mais elle est volage ou alors sa virginit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 vol\u00e9e. Ici l\u2019oiseau est mort, on ne la lui a pas vol\u00e9e elle l&#8217;a seulement perdue.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"821\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/La-jeune-fille-a-la-colombe.jpg?resize=821%2C1024\" alt=\"\" class=\"wp-image-2600\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/La-jeune-fille-a-la-colombe.jpg?resize=821%2C1024 821w, https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/La-jeune-fille-a-la-colombe.jpg?resize=241%2C300 241w, https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/La-jeune-fille-a-la-colombe.jpg?resize=768%2C958 768w, https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/La-jeune-fille-a-la-colombe.jpg?w=962 962w\" sizes=\"(max-width: 821px) 100vw, 821px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Jean-Baptiste Greuze, <em>L&#8217;enfant \u00e0 la colombe<\/em>, (portrait de Mlle Mayer) &nbsp;Huile sur bois, H. : 64,4 cm L. : 53,3 cm<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Ici, c\u2019est une enfant, symbole de puret\u00e9, de sensibilit\u00e9 \u2026.l\u2019imagerie d\u2019Epinal. Greuze aime les linges blancs, les veines sous la peau nacr\u00e9e de la tr\u00e8s jeune fille. Les glacis de peinture glissent comme la lumi\u00e8re sur la peau satin\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\">Conclusion<\/h6>\n\n\n\n<p>Il ne s\u2019agit ni de red\u00e9couvrir, ni de r\u00e9\u00e9valuer l\u2019\u0153uvre de Greuze.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify\">Ces effigies de jeunes filles ont souvent \u00e9t\u00e9 reproduites sur les soupi\u00e8res, les coupes \u00e0 fruits &nbsp;de nos grands-m\u00e8res. Reproduites et diffus\u00e9es aussi par les gravures de son ami le graveur Wille. Lui-m\u00eame&nbsp; gagna des sommes consid\u00e9rables par la gravure de ses tableaux, notamment celles ex\u00e9cut\u00e9es par Flipart, Gaillard, Levasseur et Massard. Aussi tous ces portraits sont-ils devenus de la plus grande banalit\u00e9 et vid\u00e9es de toute \u00e9motion.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais nous pouvons tenter de red\u00e9couvrir un instant une sensibilit\u00e9 perdue.<\/p>\n<!-- AddThis Advanced Settings generic via filter on the_content -->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quand on dit &#8220;un Greuze&#8221;, on imagine tout de suite, peut-on lire dans un article publi\u00e9 sous la direction d\u2019Henri Roujon, Secr\u00e9taire perp\u00e9tuel de l\u2019Acad\u00e9mie des Beaux-arts \u00e0 la fin du XIX\u00e8me si\u00e8cle, \u00ab&nbsp;une toile de coloration fra\u00eeche et s\u00e9duisante, des t\u00eates de jeunesse et [&hellip;]<!-- AddThis Advanced Settings generic via filter on get_the_excerpt --><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":2525,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"advgb_blocks_editor_width":"","advgb_blocks_columns_visual_guide":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[1,7],"tags":[],"author_meta":{"display_name":"Alexiane Riou","author_link":"http:\/\/alexianeriou.fr\/?author=2"},"featured_img":"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Reverie.jpg?fit=300%2C169","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/alexianeriou.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Reverie.jpg?fit=761%2C429","coauthors":[],"tax_additional":{"categories":{"linked":["<a href=\"http:\/\/alexianeriou.fr\/?cat=1\" class=\"advgb-post-tax-term\">Non class\u00e9<\/a>","<a href=\"http:\/\/alexianeriou.fr\/?cat=7\" class=\"advgb-post-tax-term\">Une heure dans ma classe d&#039;arts plastiques<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">Non class\u00e9<\/span>","<span class=\"advgb-post-tax-term\">Une heure dans ma classe d&#039;arts plastiques<\/span>"]}},"comment_count":"0","relative_dates":{"created":"Posted 2 years ago","modified":"Updated 2 years ago"},"absolute_dates":{"created":"Posted on 31 March 2024","modified":"Updated on 5 September 2024"},"absolute_dates_time":{"created":"Posted on 31 March 2024 19 h 15 min","modified":"Updated on 5 September 2024 12 h 03 min"},"featured_img_caption":"","series_order":"","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/alexianeriou.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2524"}],"collection":[{"href":"http:\/\/alexianeriou.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/alexianeriou.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/alexianeriou.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/alexianeriou.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2524"}],"version-history":[{"count":84,"href":"http:\/\/alexianeriou.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2524\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3470,"href":"http:\/\/alexianeriou.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2524\/revisions\/3470"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/alexianeriou.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2525"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/alexianeriou.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2524"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/alexianeriou.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2524"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/alexianeriou.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2524"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}